Pourquoi une évaluation MAPS a-t-elle été lancée ?
L’évaluation a été lancée afin d’analyser la performance du système national de passation des marchés publics au regard de la méthodologie MAPS et d’accompagner les réformes engagées dans les domaines de la gouvernance et des finances publiques. Elle visait à identifier les faiblesses juridiques, institutionnelles et opérationnelles du système afin d’élaborer un plan stratégique de réformes.
Qui a lancé l'évaluation ?
L’évaluation a été conduite sous l’impulsion du Gouvernement, à travers un comité de pilotage présidé par le Conseiller spécial du Premier Ministre chargé de la gouvernance, du dialogue économique et de la lutte contre la corruption. Elle a bénéficié d’un appui technique et logistique du programme PAGIR, avec la participation d’institutions publiques, du secteur privé et de la société civile.
Brève description du système de passation des marchés publics du pays
Le système de passation des marchés publics est très réglementé, régi principalement par le Code des marchés publics de 2009 et les décrets ultérieurs. Il est structuré sur le plan institutionnel autour de fonctions distinctes pour la réglementation (ARMP), le contrôle ex ante (DGCMP) et l'exécution des marchés (CGMP au sein des pouvoirs adjudicateurs). Le système n'est pas centralisé et la coordination entre les institutions est faible. Les partenariats public-privé (PPP) sont régis par un cadre juridique distinct.
Autres éléments contextuels pertinents
La République du Congo poursuit des réformes institutionnelles et de gouvernance visant à améliorer la transparence, l’efficacité administrative et la gestion des ressources publiques. Les réformes récentes incluent le renforcement des organes de contrôle, le développement d’outils numériques de gestion des marchés publics et l’implication croissante du secteur privé et de la société civile dans la gouvernance du système.
Le rapport relève plusieurs contraintes structurelles affectant la performance du système, notamment l’insuffisante interconnexion des systèmes d’information, les difficultés d’accès aux données fiables sur les marchés publics, les problèmes de coordination institutionnelle et les capacités techniques limitées de certaines autorités contractantes. La transition vers les outils numériques et la mise en œuvre inégale des réformes ont également limité l’efficacité opérationnelle du système.